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4.1 Programme K – Sécurité routière
11K101 – I2V – Impact des Informations Visuelles sur le comportement des conducteurs
Responsable : Eric Dumont – DT
Réf : ML. Gallenne
Durée : 4 ans (2010-2013) 
Enjeux et objectifs
L’opération de recherche I2V est dédiée à l’étude de la relation entre le contexte visuel routier et le comportement qu’il induit chez le conducteur, sachant que 40 % des accidents sont liés à un problème de prise ou de traitement de l’information (essentiellement visuelle), conduisant à un comportement inadapté. Dans une approche durable de la sécurité routière, complémentaire du contrôle automatisé, l’enjeu principal est de rendre la route plus lisible : par son environnement (aspect, configuration) et ses équipements (signalisation, éclairage), elle doit inciter ses usagers à un comportement plus sûr et moins consommateur d’énergie, dans le respect des plus vulnérables d’entre eux.
L’opération I2V vise à :
- améliorer la lisibilité de la route,
c’est à dire sa capacité à induire
un comportement adapté
- identifier, mesurer et restituer les informations
- proposer des solutions pour une route apaisée.
Sujets traités
1 . Caractérisation visuelle des scènes routières
- Photométrie des surfaces routières (approche objet)2 . Simulateurs et visionneuses de scènes routièresEntretien des marquages [SETRA]
Photométrie des revêtements [CERTU]Visibilité et lisibilité de la scène routière (approche scène)
Segmentation d’itinéraires en unités de perception [SETRA]
- Visionneuse nouvelle génération3 . Perception visuelle et comportement
- Simulateur de conduiteSimulation de conduite sous éclairage public [CERTU]Simulateur de capteurs
Déploiement d’un simulateur d’études dédié à la lisibilité de la route [SETRA]
- Informations visuelles utilesPartenariats
- Impact sur le comportementSolutions d’aménagement pour améliorer la lisibilité [SETRA]
Produits principaux visés
- Cahier des charges d’un simulateur de conduite
pour les études d’aménagement de la
route
- Méthode de mesure à grand rendement du niveau
de luminance d’une route éclairée
- Système de mesure à grand rendement des
propriétés de réflexion du
revêtement
- Guide technique sur l’apaisement de la route par
traitement visuel de l’espace roulable
Financement sur titre 9 demandé xxx
k€
11K102 - PREVER - Prévention et
évaluation des risques, notamment deux roues
motorisés
Responsables : E. Violette et S. Espié – DT
Réf : B. Jacob
Durée : 4 ans
(2010-2013)
Enjeux et objectifs
Cette opération vise principalement un enjeu de sécurité routière. Elle contribue également au Grenelle de l’environnement à travers l’étude des trajectoires. Elle fait appel aux observatoires de trajectoire développés dans le cadre d’opérations antérieures pour mieux comprendre les situations à risque et le comportement des usagers, ainsi qu’à la mise en pratique du « naturalistic driving » qui consiste à observer les comportements en situation de conduite naturelle, à l’aide de véhicules instrumentés banalisés. Ses points innovants sont :
- la mesure des trajectoires des deux roues : actuellement on ne sait pas mesurer ces trajectoires dans un trafic à cause de la difficulté à identifier un deux roues dans la circulation et à le suivre, d’où la nécessité d’outils permettant d’identifier leur comportement ;
- l’étude du comportement dynamique d’un deux roues : ce comportement est en effet lié au ressenti du conducteur, et fait donc intervenir une composante humaine difficile à modéliser de façon purement mathématique ou physique. L’utilisation du simulateur de conduite 2 roues du LEPSIS constitue l’une des voies pour mener cette étude en conditions maîtrisées. Sujets traités
1 – Identification, outils pour
la compréhension, analyse et quantification des
risques
Accidentologie (véhicules
légers et deux roues motorisés)
Observatoires de trajectoires
Observation des comportements par «
naturalistic driving » et simulations
Interaction véhicules, infrastructures
et conducteurs
2 – Comportement
spécifique des deux roues motorisés (2RM)
Dynamique du 2RM avec son conducteur
Mesure des trajectoires des 2RM,
après avoir surmonté les difficultés de
détection des 2RM dans un flux de trafic
3 – Prévention et
traitement des risques
Méthodologie de
déploiement
Mise en œuvre sur sites pilotes et
validation
Partenariats
INRETS, SETRA, CERTU
Industriels dans différents domaines : mesures physiques, vision et robotique, simulation de la conduite, capteurs (métrologie des 2RM) ; Exploitants de réseaux, en secteur péri-urbain notamment. Organismes de recherche sur les thématiques suivantes : analyse et synthèse d’images, psychologie de la perception et de la décision,
acceptabilité sociale.
Observatoires de trajectoires : SARI, SAROT
Projet nationaux (ANR, PREDIT, FSR) : SARI, DIVAS, DAMOTO, PARTAGE, SAVE Urbain, SIM2CO, OCULOMOTO. Projets européens : EuroFOT, Safespot , Saferider, Be-2Safe, Produits principaux visés
- Systèmes bord de voie pour la mesure des trajectoires et guides de mise en œuvre associés
- Dispositif de détection des 2RM dans le trafic
- Guide méthodologique « Observation du comportement du conducteur en situation de conduite naturelle, opportunité, intérêt et difficulté
- Guide méthodologique « De la mesure et de la modélisation des trajectoire à la construction d’indicateurs de risques et au déploiement sur site »
- Guides méthodologiques
d’aménagement prenant en compte les
différents types d’usagers.
Financement titre 9
demandé
Xxx k€
11KEP2 - SERRE - Solutions pour une
exploitation routière respectueuse de l’environnement
(ex 11KEP2 maintenue en préparation
en 2010)
Responsable : Stéphane Chanut – DT
Réf : ML. Gallenne
Durée : maintenue
en préparation en 2010
Enjeux et objectifs
L’opération SERRE vise à répondre aux objectifs du Grenelle de l’environnement relatifs aux consommations d’énergie et aux émissions de gaz à effet de serre, en optimisant la conception et la gestion du système routier dans son ensemble.
Elle a pour ambition d’améliorer les méthodes de mesure, d’analyse et d’évaluation de la mobilité routière et des nuisances qui y sont associées. Sur cette base, elle cherchera à produire des recommandations permettant de limiter l’empreinte environnementale de la circulation routière : d’une part quant aux modes de conception de l’objet routier, d’autre part quant à l’exploitation des trafics (à travers notamment la gestion dynamique en temps réel de l’affectation des voies de circulation). L’action de recherche inclut également des travaux relatifs à l’éco-conduite et à son incitation. Elle s’appuie enfin sur les évolutions technologiques intervenues dans le domaine des ITS (intelligent transportation systems), notamment pour les systèmes d’aide à la conduite.
L’opération entièrement
basée sur une collaboration avec L’INRETS, a pour
particularité d’associer pour chacune de ses actions un
correspondant INRETS, afin de veiller à la
complémentarité des travaux avec ceux
menés par l’INRETS sur ces mêmes sujets.
Sujets
traités
Partenariats envisagés
INRETS, CERTU, SETRA
Exploitants publics ou privés, collectivités ou autorités organisatrices de transport, agences régionales de la qualité de l’air ;
Fournisseurs d’équipements, de services, de systèmes, de logiciels, constructeurs automobiles
Produits principaux visés
Outils de recueil de données
Méthodes de traitement des informations (temps de parcours, origines destinations, etc.)
Outils de simulation pour la prévision du trafic à des fins d’évaluation
Guides méthodologiques d’exploitation
Méthodes d’évaluation de la réduction des consommations et des émissions de GES.
Financement titre 9 demandé Xxx k€
11L101 – MATEOPT –
Matériaux et énergie pour l’optimisation
des structures de génie civil (ex 11LEP2)
Responsable : M. Peigney – Réf : F. de
Larrard
Durée : 4 ans
(2010-2013)
Enjeux et objectifs
Un défi nouveau consiste à intégrer dans la démarche de conception des structures les coûts environnementaux sur toute leur durée de vie. La logique du développement durable incite également à développer des stratégies de contrôle permettant d’accroître la durée de vie de structures, de les adapter aux sollicitations extrêmes auxquelles elles risquent de se trouver de plus en plus fréquemment soumises, par exemple sous l’effet du changement du climatique.
Dans une perspective globale d’économie des ressources non renouvelables, la récupération d’énergie devient un enjeu important en monitoring et contrôle des structures.
Cette opération vise à
explorer et quantifier les potentialités offertes par
des technologies nouvelles.
Sujets traités
1 – Conception éco-optimale de structures et systèmes
Elaboration d’outils conceptuels et opératoires (méthodes numériques)
Application à la fabrication d’écrans antibruit ferroviaires
2 – Contrôle des structures et extraction d’énergie
Dans le contrôle semi-actif ou passif des structures, une partie de l’énergie mécanique de vibration est dissipée sous forme de chaleur. L’idée est de convertir cette énergie vibratoire en électricité plutôt que de la perdre en chaleur.
Exploration des potentialités offertes par les matériaux piézoélectriques, le couplage alliages à mémoire de forme/matériaux thermoélectriques
3 – Captage d’énergie solaire sur les routes
Le principe consiste à exploiter les fortes variations de température entre couches superficielles et couches profondes des chaussées, pour générer de l’électricité par utilisation de thermo-couples, matériaux thermoélectriques, matériaux à changement de phase ou pompes à chaleur thermique.
4 – Récupération d’énergie par les capteurs sans fils
L’autonomie est une question centrale dans la conception des capteurs sans fils. En complément de l’optimisation du principe de fonctionnement et des protocoles de communication, la récupération d’énergie par un dispositif embarqué sur le capteur contribuerait à prolonger, voire assurer son autonomie. L’idée est de développer des stratégies de récupération d’énergie éolienne, solaire, et vibratoire à basse fréquence
Partenariats
SETRA, CEA-LETI, CSTB, EDF, ESILV (Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci), FEMTO, SNCF
Projet européen SMARTeR
Produits principaux visés
Démonstrateur numérique, illustrant les méthodes d’optimisation en conception
Maquette de pont avec contrôle semi-actif des vibrations
Démonstrateur expérimental sur la récupération d’énergie dans les chaussées
Démonstrateur totalement autonome en énergie, d’un système d’instrumentation sans fil
Financement titre 9 demandé
Xxx k€/an
11L102 – ECO-Surf – Etude du contact pneumatique-chaussée pour des propriétés optimales et durables des surfaces routières
Responsable : F.
Anfosso-Lédée et S. Hamlat – DT
Réf : ML. Gallenne
Durée : 4 ans
(2010-2013)
Enjeux et objectifs
Cette opération traite du contact pneumatique/chaussée dans l’optique d’une conception durable des couches de roulement. Elle vise à prévoir les performances d’usage des revêtements de chaussée de leur état initial jusqu’à leur fin de vie, en s’attachant plus particulièrement aux différents aspects suivants :
l’économie de ressources et la réduction de la gêne aux usagers par l’utilisation de matériaux plus durables ;
la réduction des impacts environnementaux du trafic routier, notamment l’émission de bruit, et l’émission de CO2 et NO2 à travers la résistance au roulement ;
la sécurité routière, avec l’amélioration de l’adhérence sur chaussée mouillée.
Sujets traités
1 – Modélisation des phénomènes physiques et lien entre texture, bruit, résistance au roulement
- étude de l’adhérence
- modélisation du bruit de roulement
- modélisation de la résistance au roulement, avec l’objectif notamment de mieux quantifier l’influence du revêtement sur la consommation de carburant (littérature : écart de 1 à 10 %)
2 – Prévision de l’évolution des propriétés d’usage et de la durabilité des couches de roulement
- simulation des phénomènes de vieillissement et du trafic en laboratoire
- validation sur site des lois d’évolution sur site et bases de données
- prise en compte de la variabilité sur le site (impact de la fabrication et de la mise en œuvre)
3 – Optimisation des matériaux et des formulations des couches de roulement
Matériaux bitumineux : influence des granulats et des paramètres de formulation sur la performance des couches de surface sur toute leur durée de vie ; Innovations dans les techniques routières (micro-enduits, optimisation des travaux d’entretien, etc.)
Matériaux aux liants hydrauliques : effet de la texture sur l’adhérence et la génération de bruit ; optimisation de la texture par des techniques de texturation et des formulations adaptées
4 – Outils et méthodes de caractérisation des propriétés de surface
Evaluation de la macro et de la micro texture des revêtements routiers à l’aide de nouvelles technologies (analyse d’images, balayage laser...)
Reproduction de la texture des revêtements routiers avec le compacteur de plaques
Amélioration de la mesure d’absorption acoustique d’un revêtement poreux
Partenariats envisagés
INRETS, GdR Bruit des Transports, Université de Poitiers, Evry, INSA, Michelin
Projets européens : Tyrosafe (2008-2010) – optimisation des pneus et chaussées pour l’adhérence et autres propriétés de surface ; Skidsafe (2009-2012) – modélisation de l’adhérence ; Persuade (2009-2015) – revêtements de chaussée poro-élastiques.
Projet OCDE : Long Life Pavement 3 ; Projet ANR Clean
Produits principaux visés
- algorithmes de calculs
- outil d’aide à la décision pour les prescripteurs routiers
- innovations en techniques routières
- nouveaux moyens de mesure en 3D par techniques d’imagerie
- banc d’essai et méthode d’essai de la résistance au roulement
Financement titre 9 demandé
Xxx k€/ an
11L103 – Impacts de la géothermie de basse température sur les sols, les nappes et les structures
Responsables : C. Kréziak (LREP) – DT
Réf : JP. Magnan et B. Soyez
Durée : 2010 - 2013
Enjeux et objectifs
Les conclusions du Grenelle de l’Environnement ont abouti à des objectifs chiffrés ambitieux quant au rôle de la Géothermie de basse ou très basse température à l’horizon 2020.
L’objectif de cette opération est de contribuer à la mise en œuvre du « Plan géothermie », dans une optique « principe de précaution + optimisation » en s’attachant plus particulièrement à l’amélioration des connaissances sur les mécanismes induits par des échanges thermiques forcés dans le proche sous-sol et sur les paramètres et méthodes de dimensionnement de différents procédés, en vue de favoriser l’essor de techniques tout en limitant leurs effets indésirables.
Outre les applications à usage du bâtiment, cette opération vise à explorer également les potentialités de la géothermie pour résoudre des problèmes spécifiques aux infrastructures tels que la prévention du gel sur les chaussées ou pistes aéroportuaires.
Sujets traités
1 – Nomenclature des dispositifs et technologies
Une synthèse sur l’état de l’art sur les techniques géothermiques de basse et très basse température afin d’alimenter une connaissance de base de ces procédés au sein du RST (concepts, modalités pratiques et conditions de bonnes mises en œuvre). L’objectif est notamment de produire un document de synthèse descriptif des techniques et fournissant le vocabulaire nécessaire pour appréhender les productions scientifiques internationales sur le sujet.
2 - Dimensionnement et impacts environnementaux de systèmes géothermiques – pathologies induites par leur fonctionnement
Un examen des méthodes de dimensionnement mises en œuvre pour ces systèmes et en particulier des méthodologies de caractérisation des sites et des paramètres dimensionnant. L’objectif de l’axe est notamment d’identifier les dysfonctionnements qui tirent leur origine des difficultés de réalisation ou de déficiences de reconnaissances, afin de préconiser des méthodes et moyens de reconnaissances pour les études de faisabilités.
3 - Caractérisation des propriétés thermiques des matériaux et de leurs modifications potentielles au cours du temps : sols, nappes et produits cimentaires
A l’issue d’une phase d’inventaire des méthodes et outils de caractérisation des propriétés thermiques des sols et des nappes en laboratoire et in situ, les participants valideront des essais ou des méthodes indirectes permettant d’obtenir les paramètres nécessaires au dimensionnement des systèmes (recherche de moyens simples permettant d’évaluer les propriétés des sols, adaptation d’abaque par exemple).

4 – Systèmes géothermiques appliqués aux infrastructures
Il s’agit de mener des études
expérimentales de systèmes géothermiques
puis des modélisations afin de valider des
méthodes de calcul et de définir des
instrumentations pour valider les modèles. Les travaux
seront plus spécifiquement dédiés à
la problématique des « infrastructures
durables » (fondations thermo-actives, volant
thermiques, …).

Tube échangeur en polyéthylène dans un pieu (Laloui et al. 2006)
5 – Effets des échanges thermiques sur la chimie de l’eau et le milieu vivant
Il s’agit de déterminer les variations thermiques acceptables du point de vue de l’évolution chimique et biologique des sols et des nappes dans les zones impactées par les systèmes géothermiques.
Partenariats envisagés
CSTB, CEMAGREF, BRGM, EPFL et TU Darmstadt, Université de Lille, EDF, SNCF
Produits principaux visés
Préconisation de méthodes et moyens à mettre en œuvre dans le cadre des études de faisabilité des systèmes géothermiques de proche surface
Méthodes d’essais de caractérisation thermique des sols, des nappes et des sites
Recommandations pour le dimensionnement et la réalisation de systèmes géothermiques de proche surface
Monographies d’opérations exemplaires
Thèses associées
- « Effet des contraintes et de la température sur l’intégrité des ciments pétroliers » - LCPC/CERMES/TOTAL
- Thèse CIFRE – dimensionnement des pieux géothermiques – Université de Lille/Botte Fondations/USTL/LRPC Lille
Financement titre 9 demandé
xxx k€
Pour plus d’information : Charles Kreziak, charles.kreziak@developpement-durable.gouv.fr
11LEP1 – Réduction de l’impact climatique sur les infrastructures de transport
Responsable : Fehrat Hammoum – DT Réf :
M. Boulet
Durée : 2010 (en
préparation), (2011-2014) en réalisation
Enjeux et objectifs
Parmi les effets du changement climatique, deux phénomènes sont en particulier susceptibles d’affecter la pérennité des infrastructures :
- des périodes de chaleur et d’ensoleillement de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses pouvant occasionner un dessèchement du sous-sol avec une réduction des capacités de portance, provoquer des déformations permanentes de la surface des chaussées et engendrer un vieillissement accéléré des matériaux,
- des hivers de plus en plus doux, qui se traduisent par des cycles de gel/dégel de plus en plus fréquents avec des infiltrations d’eau entraînant une détérioration rapide de la chaussée.
L’objectif est de proposer des recommandations pour adapter les spécifications actuelles en matière de caractérisation des différentes catégories de matériaux utilisés dans les couches en vue de diminuer l’impact des effets climatiques. Les matériaux recyclés et les matériaux à basse énergie entrent dans ce champ d’investigation.
Sujets traités
1 – Effets des cycles gel/dégel sur la chaussée et les mouvements d’eau
Ce sujet intègre l’identification de la sensibilité des matériaux de chaussée vis-à-vis de l’eau et des cycles gel/dégel.
2 – Effets de la température (froid et chaleur)
Une analyse réaliste du comportement des chaussées nécessite de connaître le profil de température dans la chaussée en lien avec les conditions météorologiques et l’influence de la température sur les différentes propriétés des matériaux ; Analyse de mesures sur site (thermique et hydrique) et comparaison avec les modèles de simulation numérique.
Les infrastructures de transport urbaines (tramway sur pneu, busway, etc.) bien définies par leurs spécificités techniques (trafic canalisé, tracé sinueux, cisaillement dans les virages, accentuation de la chaleur en milieu confiné, etc..) seront en particulier étudiées.
3 – Aspects physico-chimiques liés au climat
Ce sujet concerne l’étude du comportement des matériaux de chaussée avec couplage physico-chimique en tenant compte des paramètres climatiques (ensoleillement, chaleur, variations de température, mouvements de l’eau).
Partenariats envisagés
Météo France, Université de Limoges, INSA de Strasbourg,
Produits principaux visés
- nouvelles méthodes d’essai pour la prédiction en laboratoire de la durabilité des matériaux (résistance aux cycles gel/dégel, résistance à l’eau, résistance à la fissuration thermique, vieillissement) permettent de définir des spécifications pour les matériaux avec une meilleure prise en compte du climat.
- modélisation des températures dans les chaussées à partir des données climatiques
- méthodes de dimensionnement du corps de chaussée, recommandations sur les hypothèses de calcul de dimensionnement.
Financement titre 9 demandé
Xxx k€
11M101 – PLUME - Prévoir le bruit en milieu extérieur : du territoire à la ville
Responsables : D. Ecotière, B.
Gauvreau, et J. Defrance (CSTB) – DT Réf : M. Boulet et H.
Andrieu
Durée : 4 ans
(2010-2013)
Enjeux et objectifs
Le Grenelle de l’Environnement a clairement identifié la lutte contre le bruit comme un objectif majeur pour les années à venir, notamment en milieu urbain et péri-urbain. Malgré les nombreux progrès réalisés ces dernières années, il reste encore à améliorer la compréhension des différents phénomènes physiques mis en jeu pour mieux les caractériser, mieux les modéliser et ainsi mieux les maîtriser.
Cette opération vise à mettre au point des modèles numériques et des méthodologies expérimentales robustes prenant en compte notamment le rôle de la micro-météorologie et de la végétation dans la propagation acoustique à différentes échelles, ainsi qu’à proposer une méthodologie de plans d’actions de réduction du bruit, et à développer des moyens de protection innovants combinant végétation et autres dispositifs.
Sujets traités
1 – Prévoir le bruit à l’échelle d’un territoire
Propagation à grande distance.
Evaluation de niveaux sonores de long terme.
Propagation en présence de végétation
Milieux particuliers : vallées montagneuses et étendues d’eau
2 – Prévoir le bruit à l’échelle de la ville
Micrométéorologie urbaine
Plan d’actions de réduction du bruit
Moyens de protections innovants
Adaptation des méthodes d’ingénierie
3 – Prévoir le bruit à l’échelle de la rue et du quartier
Moyens de protection innovants
Nouvelles sources de bruit urbaines
Zones calmes. Plan d’actions de réduction du bruit
Méthodes expérimentales innovantes
Partenariats envisagés
CSTB, CNRM, EDF R&D, INRA, LAUM, INRETS, Ecoles Centrales de Nantes et de Lyon, ENSMP, SNCF, ISL, CEREA, IRMA, IRSTV, PGCO, etc.
Projets associés (européens FP7, nationaux ANR et régionaux) : FP7 HOSANNA (2009-2012), FP7 QUIESST (2009-2012), ANR Eval-PDU (2009-2011), ANR Veg-DUD (2010-2013), ANR IMPACT(2009-2011), CITEDYNE (2009-2012), EM2PAU (2008-2011)
Produits principaux visés
Recommandations techniques « Utilisation de la végétation pour réduire le bruit » (forêts, cultures, façades et toitures végétalisées, protections végétalisées), dans la collection ERLPC
Recommandations techniques « moyens de protections innovants » (écrans, diffuseurs urbains) dans la collection ERLPC
Guide méthodologique « Bruit et micro-météo-urbaine » (collection MLPC)
Méthode robuste et automatisée de mesure de l’impédance acoustique d’un sol
Méthode de prise en compte des effets météorologiques en environnement extérieur
Nouveaux développements de la NMPB (nouvelle méthode de prévision du bruit) et d’Harmonoise : formules simplifiées de propagation acoustique en présence de milieux extérieurs particuliers (boisés, etc.)
Techniques de mesure innovantes et mise à disposition des bases de données de référence
Financement titre 9 demandé
Xxx k€
11M102 – Gestion durable des eaux pluviales en zones urbaines
Cette opération s’inscrit dans
un projet de RetD collectif et ambitieux au sein du RST,
porté par le Certu. Ce projet comporte 5 axes, les 3
premiers axes sont parties intégrantes de
l’opération LCPC, les axes 4 et 5 sont des axes du
projet, hors opération LCPC.
Responsables : N. Le
Nouveau et F. Rodriguez – DT Réf : H.
Andrieu
Durée : 4 ans
(2010-2013)
Enjeux et objectifs
Le Grenelle de l’environnement a souligné la nécessité de « favoriser une gestion quantitative et qualitative des eaux pluviales en zone urbaine ».
Bâtie comme un projet fédérateur, devant contribuer à une ville durable, cette opération vise à développer les connaissances sur les processus de pollution à l’échelle d’une parcelle et d’un quartier, à générer des avancées scientifiques et techniques en matière de conception et de gestion multifonctionnelle de systèmes intégrés de surveillance du milieu aquatique, à élaborer de nouvelles méthodes de conception et des outils d’aide à la décision pour la gestion des eaux pluviales.
Sujets traités s’inscrivant dans l’opération LCPC
1 – Etude quantitative de la gestion à la source des eaux pluviales (EP) et ses interactions avec la micro-climatologie urbaine
Caractérisation d’une typologie de surfaces urbaines et analyse de leur comportement hydrologique et thermique à partir de mesures sur sites
Réalisation d’un banc d’essais pour l’étude du comportement hydrique et thermique de différents types et matériaux de surface
Elaboration de modèles numériques simples et proposition de paramétrage
2 – Connaissance et maîtrise de la pollution des EP en zones urbaines, à l’échelle d’un quartier
Identification des sources de pollution des EP
Influence des conditions d’entretien et d’exploitation des surfaces urbaines sur la pollution des EP
Traitabilité de la pollution des EP après concentration des flux
Définition de stratégies de maîtrise de la pollution des EP
3 – Impacts écologiques des EP sur les écosystèmes récepteurs (resp. C. Durrieu – LSE/ENTPE)
Caractérisation, à l’échelle de l’agglomération, des pressions subies par le milieu aquatique récepteur
Impacts sur les fonctionnalités écologiques des milieux récepteurs - Bio-indicateurs pertinents et incidence des modes de gestion des EP
Reconquête durable des écosystèmes aquatiques
Sujets hors opération LCPC
4 – Récupération et utilisation de l’eau de pluie (resp. B. de Gouvello – LEESU)
Panorama des politiques territoriales
Optimisation des systèmes de gestion des EP à l’échelle d’une parcelle ou d’un quartier
5 – Stratégie et management de la gestion territoriale des EP en zones urbaines (resp. E. Valla Certu et N. Le Nouveau -CERTU)
Observatoire des stratégies locales de gestion des EP
Partenariats envisagés
CERTU, LEESU (ex CEREVE), LES/ENTPE, CSTB, IRSTV, GEMCEA, Ecomaires, Réseau Idéal des Collectivités, Agences de l’eau, ONEMA, Structures associatives
Partenaires spécialisés en Sciences humaines et sociales
Produits principaux visés
observatoire des stratégies territoriales de gestion des eaux pluviales
technologies « propres »
évolution de la réglementation en matière d’usage et de rejets d’eaux pluviales
outils d’aide à la décision pour la gestion des eaux pluviales
Financement titre 9 demandé
Xxx k€
11M103 – DOFEAS – Digues et ouvrages fluviaux : érosion, affouillements et séismes
Responsables : C. Chevalier et E. Durand (LR Blois)
– DT Réf : JP. Magnan
Durée : 4 ans (2010-2013)
Enjeux et objectifs
Les ouvrages hydrauliques ou les ouvrages en terre comme les digues et remblais peuvent subir des agressions liées à l’eau qui, en période normale, sont prises en compte dans le dimensionnement et ne posent pas (ou ne devraient pas poser) de problèmes. Il en est tout autrement lorsque ces ouvrages sont soumis à des sollicitations majeures telles que les risques naturels représentés par les crues ou les inondations. De même, en cas de séisme, la présence d’eau dans un ouvrage en terre (saturé ou partiellement saturé) ou dans son milieu proche (sol support par exemple ou niveau de chargement dissymétrique), peut avoir un effet important (et surtout non évalué) sur ces ouvrages. Enfin, les pieds de pile de ponts, de berges ou de digues sont également soumis à des sollicitations extrêmes lors des crues et inondations, pouvant remettre en cause la stabilité des ouvrages et entraîner brutalement ou par vieillissement leur ruine.

Sujets traités
1 – Affouillements d’ouvrages en rivière ou sur canaux
2 – Erosion de digues ou de remblais sous charge hydraulique
3 – Risques sismiques sur les digues et remblais
Pour chacun de ces sujets, la démarche se décompose selon les étapes suivantes :
- caractérisation de sites, retour d’expérience et évaluation de l’aléa hydraulique, à partir de l’étude de sites de référence
- méthodes de reconnaissance et développement d’outils
- modélisation physique, compréhension des phénomènes et modélisation numérique sur la base d’essais contrôlés à échelle réduite
- évaluation, prévention et lutte contre le risque (développement d’indicateurs de risques, études de solutions de confortement, etc.)
Partenariats envisagés
CETMEF, SETRA, CEMAGREF, VNF, SYMADREN, EDF, SNCF, Universités de Caen, de Tours, de Clermont-Ferrand
Gestionnaires locaux des risques (DREAL) ; Sécurité civile ; PATOUH (Pôle d’appui technique sur les ouvrages hydrauliques)
Liaison avec les PPRI
Bureaux d’études (IMSRN, …)
ANR et PN ERINOH – Érosion interne dans les ouvrages hydrauliques
Projet MuScA (analyse multi-sciences du risque « Affouillements ») soumis à l’ANR RiskNat 2009, regroupant 9 partenaires (LCPC pilote, LR Blois partenaire)
Produits principaux visés
études de cas et retours d’expérience de certains ouvrages
guide méthodologique sur le diagnostic des ouvrages en terre vis-à-vis des phénomènes d’érosion et d’affouillement
guide sur les solutions de confortement vis-à-vis des phénomènes d’érosion et d’affouillement
indicateurs de sensibilité à l’érosion et à l’affouillement
modes opératoires d’essais d’érosion et de dispersion
érodimètre immergeable
modules de calculs aux éléments finis et évaluation/validation d’outils numériques
Financement titre 9 demandé
Xxx k€
11N101 – Vieillissement et maintenance des réseaux et structures d’assainissement soumis à des processus bio-physico-chimique
Responsable : T. Chaussadent
– DT Réf : B. Godart
Durée : 4 ans (2010-2013)
Enjeux et objectifs
Face aux enjeux liés à l’importance du linéaire de patrimoine de réseaux d’assainissement dont la durabilité se trouve notamment affectée par des phénomènes liés au couplage entre matériau et nature des fluides, cette opération a pour objectifs principaux :
pour les structures neuves, la définition d’éléments d’une démarche préventive visant à se prémunir contre ces dégradations
pour les structures anciennes, une meilleure connaissance des conditions de dégradation et l’amélioration des outils de prédiction, pour définir des solutions de suivi et de réparation
l’élaboration de procédures pour une politique de maintenance
Sujets traités
1 – Mécanismes et paramètres déterminants de la bio-altération des matériaux
Bilan de l’implication et de la synergie entre paramètres
Etude sur sites réels. Essais en laboratoire dans des conditions recréant les ambiances environnementales présentes dans les réseaux d’assainissement
2 – Modèles de prédiction du vieillissement, prenant en compte
les paramètres de l’environnement (composition de la phase gazeuse et température)
les paramètres de composition et de propriétés physico-chimiques des matériaux
les mécanismes de dégradation du béton liés à la carbonatation, le développement des bactéries, la dissolution et réaction de l’H2SO4 avec le béton
3 – Solutions pour la construction, la réparation ou la réhabilitation
produits et matériaux pour la construction, la réparation ou la réhabilitation
action sur les process dans les réseaux d’assainissement
suivi des réparations
Partenariats envisagés
Laboratoire Géomatériaux et Géologie de l’Ingénieur (LGGE), Ecole des Mines de Douai, INSA Toulouse, Université de Milan,
Suez environnement, Kernéos (fournisseur de ciment – aluminates de calcium),
Nantes Métropole, SIAAP, Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon,
Produits principaux visés
- base de données sur les matériaux dans les réseaux d’assainissement et leurs propriétés de durabilité
- essai accéléré permettant d’évaluer la résistance d’un matériau à une attaque biochimique
- modèle basé sur des paramètres pertinents pour appréhender le comportement des matériaux dans un environnement donné
- solutions innovantes pour le choix des matériaux et des procédés afin d’optimiser la durée de vie des réseaux d’assainissement ou des réparations de ces réseaux
- suivi de l’évolution in situ des dégradations ou des solutions de réparation par l’intermédiaire de capteurs de durabilité
Financement Titre 9 demandé
Xxx k€
11N102 – Risques de réactions de gonflement interne dans les bétons de structure d’ouvrages stratégiques
Responsables : O. Omikrine-Métalssi et A. Pavoine – DT Réf : B. Godart
Durée : 4 ans (2010-2013)
Enjeux et objectifs
Grâce à son parc nucléaire et ses barrages, qui représentent des investissements considérables, la France dispose d’une grande autonomie pour sa production d’électricité.
Même si la part d’électricité à base d’énergie renouvelable est appelée à augmenter dans les prochaines années, en accord avec l’objectif du Grenelle de l’Environnement (20 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie d’ici 2020), l’énergie nucléaire conservera une place prépondérante dans le dispositif français. Les centrales nucléaires ont été construites initialement pour des durées d’exploitation limitées. Augmenter leur durée de vie représente donc un enjeu financier et stratégique majeur.
Parmi les pathologies pouvant limiter la durée de vie des ouvrages en béton, figurent les réactions de gonflement interne du béton qui, pour certaines, ont tendance à affecter en priorité les pièces massives, particulièrement fréquentes dans les structures de production d’énergie, à l’exemple des barrages.
S’appuyant sur des connaissances acquises dans la prévention et la maîtrise de ces phénomènes pour des ouvrages traditionnels, cette opération vise à mieux connaître l’effet sur les réactions de gonflement des conditions spécifiques aux structures de production d’énergie et à proposer des méthodes de prévention et de gestion permettant d’augmenter la durée d’exploitation.
Sujets traités
1 – Etude des paramètres impliqués dans la réaction sulfatique interne des bétons
- impact de l’eau sur des pièces de grande taille
- impact de paramètres liés à la formulation des bétons, en prenant en compte notamment les bétons environnementaux nouveaux à base d’additions minérales
2 – Risques et impacts des réactions de gonflement sur les structures énergétiques
Structures visées :
- centrales nucléaires ; colis de stockage de produits radioactifs (aspect prévention)
- structures hydroélectriques (aspect gestion des ouvrages existants)
3 – Développement et optimisation des méthodes d’essai
- actualisation des méthodes d’essai existantes (représentativité, robustesse, reproductibilité) vis-à-vis de la réaction alcali-granulat (RAG), et de la réaction sulfatique interne (RSI)
- développement d’une méthode d’essai « crible » vis-à-vis de la RSI à résultats rapides
4 – Développement de codes de calculs aux éléments finis :
- prise en compte de la superposition de la RAG et de la RSI,
- prise en compte de l’impact du gonflement sur le fluage et la libération des contraintes,
- prise en compte des phénomènes spécifiques aux structures énergétiques.
Partenariats envisagés
ENS Cachan, IRSN, EDF, ANDRA, ALPIC (société privée suisse productrice d’électricité).
Produits principaux visés
Financement Titre 9 demandé
Xxxx k€
11N103 – SIPRIEN – Systèmes d’instrumentation pour la prévention des risques environnementaux
Responsables : F. Derkx et F. Bourquin – DT Réf : C. Tessier
Durée : 3 ans (2010-2012)
Enjeux et objectifs
La société demande de plus en plus de sécurité et accepte de moins en moins l’éventualité d’accidents majeurs. Le développement durable implique une meilleure préservation du patrimoine bâti et des réseaux, y compris contre les conséquences du changement climatique. Le Grenelle de l’environnement pousse à mieux maîtriser les paramètres environnementaux qui conditionnent la vie en milieu urbain ainsi que les paramètres qui affectent le bilan énergétique des bâtiments et, de façon plus générale, le bilan carbone du secteur de la construction. Les systèmes d’instrumentation sont une solution et peuvent concourir à atteindre ces objectifs. Cette opération de recherche propose donc avec le développement des systèmes d’instrumentation et du traitement de l’information, d’apporter des solutions pour améliorer la sécurité de la population, pour réduire les coûts de maintenance. Ces recherches doivent également contribuer aux économies d’énergie et au respect de l’environnement par une meilleure connaissance du comportement énergétique des bâtis et permettre de reconstituer les réseaux urbains en ville.
Sujets traités
1 – Concepts et outils pour l’instrumentation massivement distribuée.
Instrumentation assistée par ordinateur (IAO) pour le placement des capteurs. Outils pour la conception d’un système de capteurs (modèles, information, incertitudes). Technologies pour l’intégration maîtrisée de capteurs autonomes embarqués : exploration du potentiel des MEMs (Micro-Electro-Mechanical Systems) et des nanotechnologies. Capteurs sans fil : réseau de capteurs nomades autonomes pour la ville durable. Capteurs à fibres optiques, en particulier sur la dissociation des déformations et de la température. Capteurs physico-chimiques pour le suivi des chlorures et de la carbonatation dans les bétons. Dispositifs d’instrumentation passifs pouvant être activés à distance. Traitement de l’information fondé sur la modélisation multiphysique. Formalismes pour extraire l’information sur la base de modèles, définir les algorithmes et les méthodes pour détecter des défauts, classer les ouvrages, et réévaluer leur capacité portante.
2 – Système d’instrumentation distribuée pour la caractérisation énergétique du bâti
Développement d’un système d’instrumentation permettant le suivi en temps réel des flux énergétiques, la gestion intelligente de l’énergie et le contrôle des ambiances, le diagnostic de la qualité énergétique en vue d’une rénovation. Mise en place d’Observateurs d’état et assimilation de données, modèles, méthodes numériques d’identification et observateurs d’état.
3 – Interaction calcul-mesure pour la cartographie du sous-sol en milieu urbain
Etude de faisabilité de l’imagerie Full Waveform Inversion (FWI) pour la détection des objets enfouis dans le sol. Analyse des résultats du problème direct en contexte de sous-sol urbain
Applicabilité de l’inversion des données multi-déport en contexte urbain, expérimentation sur un site urbain réel
Partenaires envisagés
Projets Istimes, Smart Water Network, Quadro, Adopic
Projet IMMANENT qui s’intéresse à la ville durable et s’articule avec le thème de la Ville numérique, proposé dans le cadre du PST de Marne la Vallée
CSTB, ESIEE, IGN, ENPC, CEA-Leti, EDF, Telecom, Paris Tech, IRISA I4S, AdVitam
Produits principaux visés
- Logiciel de positionnement automatique de capteurs et de traitement de l’information
Démonstrateurs
- Réseau opérationnel de capteurs nomades autonomes pour la ville durable
- Démonstrateur (Composi-Gec) de capteurs à fibres optiques
- Démonstrateurs de capteurs interrogeables à distance
- Bâtiment Maria au CSTB pour une maîtrise en temps réel de la performance énergétique du bâti ou démonstrateur simplifié avec LR Autun, Angers
Site urbain pour la détection de structures en sous-sol
Financement Titre 9 demandé
Xxx k€
11N104 – Plates-formes ferroviaires et de systèmes de transports guidés
Responsables : Alain Quibel – DT Réf :
JP. Magnan/ B. Soyez
Durée : 4 ans
(2010-2013)
Enjeux et objectifs
Parmi les conclusions générales du Grenelle de l’Environnement, le recours aux moyens de transport alternatifs et/ou complémentaires au « tout » routier a été retenu comme une priorité nationale dans un dispositif de maîtrise des consommations énergétiques. Cette ambition nécessite une connaissance du patrimoine des infrastructures existantes, souvent centenaires pour le ferroviaire, et l’amélioration de technique de conception et de réalisation des voies nouvelles (rail, tram, tram-train, etc.). Cette opération vise à améliorer les aspects méthodologiques et expérimentaux pour optimiser :
l’évaluation, la maintenance, la réparation et la mise à niveau des infrastructures anciennes,
la conception et la réalisation des structures nouvelles
Sujets traités
1 – Plates-formes des voies ferrées existantes
Caractérisation physique et mécanique, besoins d’entretien, techniques d’entretien, interactions avec les risques naturels, effets du changement climatique, transformation de voies existantes pour les adapter à un nouveau trafic, remise en service de lignes, gestion des terrassements au contact des ouvrages
2 – Plates-formes des voies ferrées nouvelles
Évolution des référentiels sur les terrassements, dans le contexte du développement durable et de l’harmonisation européenne (CEN), contrôle du compactage des remblais, caractérisation des propriétés mécaniques (déformations et résistance) et de leur évolution au cours du temps, gestion des cavités souterraines, stabilité en cas de séismes, ouvrages inclus dans les remblais ; protection des talus contre l’érosion ; gestion des terrassements
3 – Techniques de mesure
Mesure des propriétés physiques et mécaniques des plates-formes pendant leur construction et en fin de construction ; relation entre comportement instantané et comportement différé ; comparaison des techniques ; adaptation aux évolutions prévues
4 – Traitement et durabilité des sols fins en remblai
Extension des applications des matériaux fins dans les plates-formes ferroviaires ; étude du comportement des sols traités en fonction de leur nature et origine géologique ; durabilité des traitements à la chaux et au ciment ; propriétés physiques et mécaniques et hydrauliques des sols traités ; méthodes d’étude et de spécification des traitements ; méthodes d’exécution et de contrôle des traitements sur chantier ;
5 – Emploi des géo-synthétiques dans les plates-formes ferroviaires
Spécifications pour l’emploi des géosynthétiques dans les fonctions de séparation, filtration, renforcement, drainage ; développement des techniques de caractérisation des produits complexes ; suivi de la normalisation européenne ; méthodes d’observation du comportement des géosynthétiques dans les ouvrages (construction et service) ; durabilité des géosynthétiques ; essais et certification
6 – Insertion environnementale des plates-formes ferroviaires
Conséquences des terrassements sur le fonctionnement du milieu naturel (ou aménagé) existant ; évaluation des travaux du point de vue du développement durable ; conditions d’utilisation de déchets ou de matériaux pollués ; spécifications et dispositions constructives ;
Empreinte écologique du système ferroviaire sur l’environnement - Éco-conception
7 – Plates-formes des zones urbaines, portuaires ou multi-modales
Spécifications pour les projets ; spécifications pour les plates-formes existantes ; ouvrages particuliers (par exemple derrière les murs de quais)
Partenariats envisagés
RFF, SNCF
Produits principaux visés
Guides méthodologiques et recommandations ; Référentiels RFF et SNCF
Financement titre 9 demandé
Xxx k€
11P101 – Voies d’infrastructures ferroviaires Responsable : Thierry Sedran – DT Réf : JP. Magnan/ B. Soyez
Durée : 4 ans (2010-2013)
Enjeux et objectifs
Parmi les conclusions générales du Grenelle de l’Environnement, le recours aux moyens de transport alternatifs et/ou complémentaires au « tout » routier a été retenu comme une priorité nationale dans un dispositif de maîtrise des consommations énergétiques.
Cette opération, centrée autour de la réalisation de grands équipements d’essais, vise à l’amélioration de la conception des voies ferroviaires et à favoriser l’émergence de solutions nouvelles. Elle concerne les voies traditionnelles avec ballast, les voies sans ballast pour chemin de fer, les voies pour tramway, pour ponts roulants, les voies privées et les voies devant supporter du trafic lourd.
Sujets traités
1 – Conception et construction de nouvelles installations d’essai au LCPC
Développement d’installations d’essais sur le ballast et le fonctionnement des voies
2 – Conception et construction de nouvelles installations d’essai (CETE NC - CER)
Développement d’installations d’essais sur les matériaux et le compactage des plates-formes et d’une station d’essais sur des éléments de voies
3 – Etudes sur le ballast
Caractérisation, vieillissement, usure et régénération du ballast
Fonctionnement mécanique du ballast
Propagation des vibrations dans le ballast, effets des fines sur le ballast
4 – Conception, calcul et contrôle des voies avec ballast
Fonctionnement mécanique de la voie en interaction avec la plate-forme, déformations au cours du temps (approche couplant calculs, études expérimentales, modèles, méthodes de calculs, fonctionnement statique et fonctionnement dynamique)
5 – Conception, calcul et contrôle des voies sans ballast
Fonctionnement mécanique de la voie en interaction avec la plate-forme, déformations au cours du temps (approche couplant calculs, études expérimentales, modèles, méthodes de calculs, fonctionnement statique et fonctionnement dynamique)
6 – Vibrations induites par la construction et l’exploitation
Caractérisation des sources, caractérisation de la propagation ; ondes dans les sols et ondes dans l’air, limitations de la propagation ou des effets des vibrations ; techniques de mesure des vibrations et interaction avec la normalisation ; influence de la conception des voies, de la plate-forme et du contexte géologique, seuils et spécifications
7 – Techniques de mesure du comportement des voies
Portancemètre ferroviaire ; instrumentation de sections de voies ; instrumentation embarquée ; techniques de géophysique ; évaluation des ondes mécaniques
Partenariats envisagés
RFF, SNCF
Ecole Centrale Nantes
Produits principaux visés
- Grand équipement pour la réalisation d’essais sur le ballast et le fonctionnement des voies
- Plate-forme d’essais ferroviaires et transports guidés de quelques centaines de mètres pour des essais à échelle réelle de structures de plateformes et de voies.
- Recommandations et guides méthodologiques
Financement titre 9 demandé
Xxx k€
11P102 – Mod-Fab - Modélisation de la fabrication des matériaux granulaires du génie civil
Responsables : F. Chevoir et B. Cazacliu –
Réf : Directeur Scientifique
Durée : 5 ans (2010-2014) dont 1 an de valorisation
Enjeux et objectifs
Cette opération vise les procédés de fabrication durables, plus économes (en ressources naturelles et en énergie), plus propres et plus sûrs. Une avancée dans ce domaine passe d’une part par des innovations technologiques dans le domaine du contrôle en ligne (capteurs de teneur en eau, bitume, fines et pour la rhéologie, optimisation de l’ordre d’incorporation de constituants) et d’autre part par des modélisations plus complètes du comportement réel des mélanges concernés. Le LCPC s’est déjà engagé dans ce travail de modélisation, à travers un code de calcul dont les capacités dépassent celles des codes actuellement existants sur le marché (exemple : simulation du malaxage d’une suspension de granulats dans un fluide à seuil). Pour progresser, deux verrous scientifiques restent à lever : le premier concerne le mélange grains/ fluide, le second concerne la loi rhéologique du matériau granulaire dans l’état non saturé. Pour le premier d’entre eux, le LCPC a prévu de s’associer avec les partenaires les plus compétents (le montage d’un projet ANR est envisagé). Pour le second, le LCPC dispose à lui seul des compétences et moyens techniques nécessaires. L’enjeu est de fournir une loi de comportement à intégrer dans le code de calcul développé par DDGC. Plusieurs approches seront menées en parallèle :
- mesure de la distribution du fluide et des grains dans le matériau à l’aide du microtomographe bientôt installé à Marne La Vallée,
- mesure de la loi rhéologique par simulation discrète (prise en compte des forces capillaires, visqueuses et de contact),
- rhéométrie par IRM,
- comparaison des prédictions du code de calcul avec les mesures des champs de vitesse par IRM
Sujets traités
1. Identification de la rhéologie des matériaux granulaires non saturés (vise à mieux comprendre la rhéologie des matériaux en la traduisant par des lois de comportement)
2. Mise au point d’un code de calcul continu pour le malaxage des matériaux
3. Procédés de fabrication – Innovations et modélisations
Ces trois sujets sont prêts à démarrer dès 2010. En outre trois sujets potentiels complémentaires sont à l’étude :
- le premier vise à mieux comprendre l’instabilité des sols effondrables (loess)
- le second concerne le comportement des graves émulsions, et les déformations permanentes sous sollicitation cyclique
- le troisième pourrait intéresser les industriels concernés par les travaux liés aux sols (code de calcul de malaxage)
Partenariats envisagés
ENPC, LMGC (Laboratoire de Mécanique et de Génie Civil de l’Université de Montpellier), LGCGM (Laboratoire de Génie Civil et Génie Mécanique Rennes), Ecole des Mines d’Albi, INRA, URPEI (Unité de recherche en procédés d’écoulements industriels du centre de recherche technologique en ingénierie des écoulements de milieux complexes de l’École Polytechnique de Montréal). Industriels : Couvrot, VM Matériaux, Eiffage, FNTP, Total, Amman, Ermont, TPPL (Trav.Pub.des Pays De Loire), Bétons de Bordeaux, Lafarge, Chryso
Produits principaux visés
- Produits applicatifs liés aux innovations technologiques Amélioration des procédés de fabrication : nouveaux systèmes de mesure et de contrôle (teneur en eau, en fines, en bitume, viscosité) et séquences d’incorporation des constituants.
- Code de calcul discret pour les matériaux granulaires non-saturés
- Code de calcul continu pour les matériaux granulaires non-saturés (permettant de traiter les écoulements en malaxeur)
- Produits cognitifs : compréhension de matériaux granulaires non saturés ; imagerie
- Méthodes d’imagerie pour les matériaux granulaires non-saturés (rhéologie/malaxage)
Financement titre 9 demandé
Xxx k€
11P103 – Apport des modélisations dans la construction durable
Responsable : Stefano dal Pont – DT Réf : C.
Tessier
Durée : 4 ans
(2010-2013)
Enjeux
Apport des modèles numériques dans la conception et le dimensionnement de constructions en béton minimisant les impacts environnementaux, et offrant une flexibilité de ces constructions notamment vis-à-vis des problèmes de déconstruction et de reconstruction
Apport des modèles numériques dans l’évaluation et la maîtrise de la durée de vie des constructions en béton.
Sujets traités
1 – Modélisation
Amélioration des modèles numériques de fissuration des structures en béton, en prenant en charge les effets dynamiques, les effets de fatigue, les comportements d’interface (notamment acier/béton) et les comportements différés.
2 – Transport de « fluides » dans le matériau béton
Prise en compte des phénomènes de transport dans le matériau béton (fissuré), élaboration d’études expérimentales et évaluation de la durée de vie des éléments de structure
3 – Utilisation de nouveaux liants pour une réduction des gaz à effets de serre
Adaptation des modèles de prédiction de durée de vie aux nouveaux liants
Valorisation des modèles pour les rendre disponibles auprès de la Profession
4 – Mise en œuvre des démarches de modélisation sur des problèmes constructifs types
Développement d’une boîte à outils testée sur des cas concrets
Partenariats envisagés
EDF, RTE, ENS Cachan, CSTB, Université de Marne-La-Vallée, Université de Cergy Pontoise, Ecole Polytechnique de Montréal, Ecole Polytechnique de Lausanne, Université de Rio de Janeiro, Université de Bruxelles, Université de Padova, Université de Cardiff, Consortium Nanocem, Bouygues TP
Produits principaux attendus
Développement d’outils dans CESAR-LCPC
Grille d’analyse pour l’évaluation d’indicateurs
Boîte à outils pour la mise en œuvre des démarches de modélisation
Recommandations pour une construction soutenable (dans la collection ERLPC)
Brevet sur association matériau - procédé constructif, en liaison avec un industriel
Financement Titre 9 demandé
0 k€